• Humeurs

    Vis ma vie dans un supermarché

    Ce weekend j’ai travaillé, comme tous les weekends depuis février quand je n’ai pas les enfants. J’étais en charge des fruits et legumes. En voyant tous ces gens passer près de moi sans un regard, sans un bonjour j’ai bien remarqué que je n’existais pas pour eux. J’étais transparente. Tout ce qui comptait c’est qu’il y ait des tomates pour le repas du soir. Si les tomates avaient manqué, là, ils auraient su où me trouver, parce que là, j’aurais été la cause du changement de menu. Ils ne pensent pas au reste. Ils ne pensent pas à tous ces gens qui bossent comme des acharnés pour que tout soit…