Humeurs

Stop tabous

Je regardais une des dernières vidéo de Shera quand j’ai pensé à cet article. Dans cette vidéo elle parlait des tabous auxquels on peut avoir à faire face dans la vie en tant que femme. Les règles, la sexualité, les poils, les violences gynécologiques. Il y a tellement de choses qui me dont venues en tête en l’écoutant, tellement de souvenirs bons et/ou mauvais.

La vidéo de Shera c’est celle-ci :

Les règles

Je vois beaucoup beaucoup de posts, articles, vidéos à propos des règles mais personnellement ça n’a jamais été vraiment un tabou donc je ne vois pas trop quoi en dire.
Par contre les symptômes prémenstruels on en parle ? Quand j’étais plus jeune parfois je me disais que les hormones c’était psychologique, que c’était une excuse que beaucoup de femmes se donnaient. Ben non, clairement non. Au plus j’avance dans l’âge au plus j’ai de symptômes. Maux de têtes abominables, envie de manger tout ce qui passe, mauvaise humeur, pleurs, fatigue,… Alors oui, c’est drôle de l’extérieur ou parfois énervant « ça y est t’as tes règles ?! » mais pour la personne qui vit les symptômes c’est vraiment pas sympa et on préfèrerait ne pas les avoir.

Les gynécologues

J’avoue, j’ai déjà pensé plusieurs fois que là aussi beaucoup de femmes faisaient des chichis. Seulement, en voyant cette vidéo, plusieurs exemples me sont venu en tête. Des choses que j’ai plutôt mal vécu. Je n’avais pas conscience qu’on pouvait qualifier ça de violences gynécologiques.

Quand j’avait 12 ou 13 ans, je suis tombée sur mon coccyx. Depuis, il est plié à 90° vers l’intérieur. Le médecin à l’époque m’avait dit que lorsque j’aurais un enfant, je devais en parler au docteur pour qu’il puisse bien vérifier que la tête du bébé ne risquait rien en passant. Je n’invente rien…

20 ans, enceinte de Ethan j’explique ça à mon gynécologue. Il a ri. Pendant que moi j’étais tétanisée à l’idée que mon bébé puisse mourir en s’ouvrant la tête lors de l’accouchement, lui il a ri. Alors peut-être que c’était débile, peut-être que le premier médecin que j’ai vu m’a dit des conneries, peu importe. Il a ri. Il aurait du me rassurer, m’écouter, me montrer… Il n’a absolument rien vérifié et il m’a fait accoucher par voie basse juste comme ça.

Il avait sûrement raison vu que j’ai accouché deux fois sans problème mais le souci n’est pas là, le souci c’est qu’il ne m’a pas écouté et n’a pas tenu compte de ma détresse.

Même grossesse, même médecin. J’ai eu plusieurs mycoses vaginales, c’est assez fréquent étant enceinte. Comme c’était la première fois je ne savais pas ce que c’était. J’ai donc posé innocemment la question « ça peut mal pour monsieur ? C’est pas transmissible ? » Encore une fois, il a ri.

J’avais 20 ans, une explication aurait été beaucoup plus bénéfique que ça. Après, on s’étonne qu’on ose pas poser de questions et qu’on se réfugie sur internet.

La sexualité

Alors là, j’ai tellement mais tellement été déçue au début de ma vie sexuelle. Comme je n’avais personne pour en parler, j’ai jamais eu de conseils ou de retours à ce propos. J’ai fait ma première fois à 18 ans. J’avais passé mon adolescence à regarder ces films romantiques, tu vois ces films ils se déshabillent en s’embrassant toussa toussa. Ces films ou on vous montre les heures de bisous, de préliminaires. Et que en fait non. On m’a dit à ce moment là que c’était pas la vie, que en vrai c’était pas pareil. Je m’y suis faite et j’ai fini par croire que je n’avais pas de libido, que le sexe ce n’était pas pour moi vu que ça ne me convenait pas.

Et ben non !!! Merci internet, merci aux rencontres que j’ai fait par la suite ! J’avais une libido et il n’existe pas qu’un schéma. C’est tout à fait possible de faire l’amour comme dans les films si c’est ce que tu veux ! Comme dit Shera, le tout c’est de trouver quelqu’un qui est sur la même longueur d’ondes que toi. La communication… C’est la base ! Plus jeune je n’osais pas, je pensais que c’était moi le problème. Maintenant, j’ai conscience de ce que je veux ou pas dans ma vie et je le dis. Dès que je rencontre quelqu’un de trop coincé, pas ouvert d’esprit, pour qui il n’y a qu’une seule manière de vivre sa vie sexuelle, je dis au revoir vite, très vite. Je veux être entourée de personnes avec qui je peux parler sans crainte.

Et mes enfants ?

En visionnant la vidéo, j’étais en train de cuisiner, Ethan lui mettait la table. Ethan a 9 ans pour rappel. En entendant Shera parler de femmes et de poils il s’est exclamé « Beuuuuurk mais c’est dégoutant ! » Je lui ai demandé pourquoi ? Il n’a pas su répondre… « Comme ça, parce que c’est dégoutant » Je lui ai expliqué que rien n’était dégoutant et surtout à partir du moment ou on le choisit.

J’ai toujours dis la vérité quand ils m’ont posé des questions et je veux qu’en grandissant ils puissent venir me voir sans aucune honte, sans aucune peur quelque soit le sujet. Je veux qu’ils me fassent confiance.

Je me souviens étant petite, à la maternelle déjà j’étais très pudique. Ma maman et ma soeur qui était ado, m’ennuyaient toujours « Ouh la menteuse elle est amoureuse » je pleurais tellement ça m’énervait. Vers 13 ans quand j’ai eu mes règles, on était à l’anniversaire de ma nièce quand ma mère s’est exclamé à mon frère « ta soeur est une femme ! » devant tout le monde, y compris des garçons adolescents qui étaient présent.
J’ai fini par de jamais jamais parler de quoi que ce soit de privé parce que j’avais pas été mise en confiance. Je veux que ce soit different avec mes enfants.

Le mot de la fin…

Il ne faut pas minimiser les sentiments de quelqu’un. Que ce soit un enfant qui pleurs parce qu’elle est très pudique et qu’elle veut avoir son jardin secret ou une adulte qui cherche des réponses auprès de son spécialiste.

Si tu ressens quelque chose, que tu as peur, que tu t’inquiètes, ne laisse personne minimiser tout ça et fais toi confiance ! <3
Entoure toi des bonnes personnes, de celles qui t’écouterons, qui te conseillerons sans te juger ou sans te faire passer pour quelqu’un de bête.

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Un commentaire

  • Judie K

    Je suis complètement d’accord avec ta conclusion. Nous n’avons pas toutes/tous la même sensibilité. Même si on ne comprend, il ne faut pas minimiser. On peut tenter de rassurer, mais surtout écouter sans juger.

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