Je m’en rends compte un peu plus chaque jour. Je n’ai jamais été de celles qui fondaient devant des bébés. Etant ado, je me souviens qu’à chaque fois qu’on croisait des bébés, une amie à moi s’exclamait “Ooooooowwwww il à quel age? Bonjour petit coeur, coucou toi” or que moi j’étais là à attendre à faire un sourire crispé parce que je me sentais obligée. J’ai carrément du mal à échanger et à être gaga avec un enfant qui n’est pas proche de moi. C’est comme ça et je changerai jamais je pense. En fait j’ai du mal à échanger avec l’être humain tout court mais c’est un autre débat.

Mes grossesses…

J’ai adoré être enceinte et j’ai adoré accoucher. Je suis de celles qui par chance n’ont eu aucun problème. Grossesses parfaites, accouchements parfaits. Si je pouvais je revivrais tout ça 1000 fois. Amour au premier regard. Ils sont devenu ma raison de vivre à la seconde ou j’ai plongée mes yeux dans les leurs.

Pourtant je ne veux plus d’enfants. Autant les neuf mois ont été magiques, autant “l’après” a été et est toujours un cauchemar pour moi.

Le quotidien de l’enfer

Prendre bébé avec au boulot pendant 9 mois parce que j’avais pas de place en crèche, trouver une crèche, payer la crèche, courir pour ne pas arriver en retard au boulot, courir pour ne pas arriver en retard à l’école, courir pour faire à manger pour qu’ils soient au lit à une heure raisonnable, faire quelque chose de sain à manger pour leur santé plutôt que de mettre une pizza au four, trouver des stages pour les congés, payés ces stages exorbitants, prendre congé pour les journées pédagogiques, me dire que je suis une mauvaise mère parce que j’ai pas pensé à lire le journal de classe, stresser à chaque mal de dent parce que tu ne sais pas payer le dentiste, stresser dès qu’il y en a un qui tousse parce que tu ne vas pas pouvoir aller travailler. C’est ça mon quotidien depuis quelques années. Le quotidien de pleins de parents seuls (ou pas d’ailleurs).

L’amour d’une mère

J’aime être maman, j’adore passer du temps de qualité avec eux, je me décarcasse pour qu’ils ne manquent de rien, pour leur faire plaisir. Mais ça me bouffe, ce stress me bouffe.

Ethan a eu 9 ans hier, Eden en a 5. Ils prennent leur douche seuls, je peux les laisser au coin de l’école parce qu’ils y vont seuls, Ethan m’aide à préparer les cartables le soir. Ce sont des petites choses mais qui m’aident énormément. Je commence à trouver un rythme avec eux, avec le second job que je fais, j’arrive enfin à leur donner un peu plus qu’un simple toit et des pâtes, grâce au blog aussi j’arrive à leur faire faire des activités que je n’aurais jamais pu leur offrir. Ils grandissent et commencent à avoir du second degré, on rigole, on fait des blagues, notre vie commence à ressembler à un terrain de jeu, un monde ou il n’y a que nous et ou on s’amuse tout le temps, c’est nous trois contre le monde entier, ce n’est pas pour tout foutre en l’air.

Retomber dans les couches et les crèches, très peu pour moi. Les maladies, les dents, les pleurs, les nuits, l’allaitement, les biberons… Tout ça à pris le dessus sur les beaux moments et tout le bonheur qu’un enfant apporte dans une vie. Peut-être que je changerai d’avis, dans quelques années… Peut-être quand j’aurais un mari aimant, qu’on travaillera tous les deux et qu’on aura les moyens. Je ne sais pas. En tous cas, là, tout de suite, je ne m’imagine pas maman à nouveau.

Bon, ça peut paraitre dur, surtout venant d’une maman, mais c’est la réalité, MA réalité. Je sais qu’en tant que maman il est attendu de ne pas dire ces choses là. Il ne faut pas dire que c’est dur, il ne faut pas dire qu’on est contente quand ils vont chez leur père, on ne doit rien dire. Juste sourire et être “maman”, cette maman qu’on imagine toutes, qu’on voudrait toutes être (ou pas). Moi je le dis et j’assume. Mes enfants c’est ma vie, je les aime, je les adore. Je donnerai ma vie pour la leur. Mais j’en profite de plus en plus au fur et à mesure qu’ils grandissent.

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