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Je m’aime. Que ça te plaise ou non !

C’était une journée tout à fait normale sur Instagram. On me follow, je vais voir, je follow (ou pas). Je commente, j’aime… Et hop, un message. « Coucou, merci d’être passée sur mon compte. Tu t’intéresse au domaine de la remise en forme ? » Je réponds que non mais que j’aime suivre des mamans. « Moi aussi, j’aime aider les mamans à retrouver leurs corps avant bébé ».

Je réponds par un emoji pour ne pas être impolie et ne pas répondre. « Est-ce que tu as un objectif de remise en forme suite à ta grossesse ? »

Je la vois arriver de loin… It-Works et compagnie bonjour. Bref. Je réponds que ma fille à 4 ans, que depuis 2 ans j’ai appris à m’accepter et que c’est très bien comme je suis. Et là… elle m’a dit un truc qui a le don de vraiment, mais vraiment m’énerver.

« C’est super, mais je sais ce que tu ressens, tu as appris à t’accepter parce que tu pense que ce n’est pas possible. Mais si ça l’était ? »

Ahahaha la meuf me « connait » depuis 1 seconde et demi. Alors. Par où commencer ? Déjà, je pense savoir exactement comment je me sens et je pense être la seule à le savoir. Jusqu’à preuve du contraire, je suis seule là dedans. Pas toujours, on est d’accord… Parfois mes personnalités se bousculent en moi. Mais elles sont toutes d’accord entre elles à ce niveau là.

Je me sens très bien dans mon corps.

Non, je n’ai pas une taille 34 – 36 – 38. Non je ne suis pas une fit-girl. Oui j’ai des bourrelets, des vergetures, une culotte de cheval, un gros cul, n’ayons pas peur des mots. Mais non, je ne veux pas changer.

Toute ma vie je me suis sentie trop grosse. Déjà en école primaire j’avais des formes or que les autres filles dans ma classe était super fines. En secondaire, je me sentais grosse. Un jour, je pense que je n’oublierais jamais, un garçon qui était deux classes au dessus de moi m’a dit « t’as un de ces culs de fou ». J’ai commencé à me poser des questions… Alors comme ça je pouvais plaire ? Quand je vois les photos maintenant avec un regard d’adulte, j’avais en fait à l’époque déjà un corps de femme bien formé.

Je me suis mise en ménage vers 18 ans. Le papa des petits passait sa vie à me dire que j’étais belle et désirable mais je ne voulais pas l’entendre parce que je me sentais mal dans ma peau. Grosse, laide, lourde, aucun style… Je me sentais maman mais pas du tout femme.

2016 la révolution

En 2016 on s’est séparé. J’ai commencé à sortir, à prendre soin de moi. Ma soeur m’a un jour dit « Tu te rends pas compte ! Tu plais ! »
Je la prenais clairement pour une folle. J’ai tenté les sites de rencontres et là j’ai vu que oui, je plaisais. Mes formes plaisaient. Même mes vergeture et ma cellulite n’étaient pas un problème.

J’ai appris à m’accepter et tu sais quoi ? Aujourd’hui je m’aime. J’aime mes formes. Bae est à la limite de la syncope quand j’effleure les sujets du régime (quand j’en parle c’est même pas pour moi) parce que lui aussi m’aime comme je suis. Il m’a déjà dit plusieurs fois que si je n’étais pas comme ça, il ne m’aurait sûrement pas regardé de base.

Je ne serai jamais mince, je l’ai compris et accepté au point de ne même plus vouloir descendre en dessous d’un certain poids. Du coup, quand quelqu’un ose venir me dire que en vrai, j’ai envie d’être mince mais que c’est parce que j’y arrive pas que je me persuade de m’aimer. Ca me rend dingue.

J’ai déjà eu cette discussion avec quelqu’un de proche de moi. Pour elle, c’est sûr, tout le monde rêve d’être mince et sinon c’est qu’on se voile la face. Scoop : il n’y a pas qu’un seul idéal féminin dans ce monde, qu’un seul idéal masculin, un seul corps de rêve. Tu aimes les bananes et je les déteste. J’aime le rap et toi non. Tout le monde est different.

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Je ne permettrais à personne, jamais, de me dire comment je devrais être pour coller à l’image qu’on aimerait que j’ai.

Et toi, tu en penses quoi ?

2 commentaires

  • Latmospherique

    J’adhère à 100%.
    Ca me sidère quand même que la nana ait pu te sortir ça.
    J’ai appris moi aussi à aimer mes formes et ces formes font partie de moi. Quand je vois mes copines qui se félicitent de rentrer dans un 36, voir un 34, je me dis qu’il y a clairement quelque chose qui m’échappe!
    Et oui il en faut pour tous les gouts et heureusement.
    Je connais aussi des filles qui regardent mes courbes avec envie…

    • Kassandra

      Mais vraiment, j’en croyais pas mes yeux.
      Je rigolais en lisant ça mais c’était plutôt nerveux.
      Quel toupet vraiment…
      C’est clair, comme tu dis, j’ai eu un message d’une fille d’ailleurs sur instagram me disant qu’elle c’était l’inverse, qu’elle était trop mince et qu’elle devait faire face aussi à ce genre de commentaires.

      Je connais aussi tellement de filles mince qui sont pas bien dans leur peau… toujours en train de faire attention, de se sentir « grosse ». Je préfère largement être comme nous, apprendre à aimer les formes et vivre sereinement. 🙂

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