Famille

Bonjour accouchement – Adieu dignité

Deux accouchements. J’ai vécu les deux plus beaux jours de ma vie il y a 8 et 4 ans. J’ai adoré être enceinte et j’ai encore plus aimer accoucher. Je pourrais évoquer ces deux journées tous les jours tellement ils étaient émouvants, touchant mais drôles aussi. Je m’apprête a te raconter les moments les plus gênant de ma vie donc s’il te plait, ça reste entre nous hein?

Ethan – 24 juin 2010

  • J’ai entendu un jour étant ado « si tu sens que ça pousse, ne pousse surtout pas ! » Cette phrase est restée gravée en moi mais pas le reste de l’histoire, qui, je pense, devait avoir son importance. Quand j’ai senti pousser je me suis donc retenu. J’ai failli faire un malaise, sueurs froides, tremblements… Je venais tout simplement de retarder l’accouchement d’une heure !
  • J’étais sous péridurale pour cet accouchement là, j’ai pas eu trop mal mais c’était surtout long, très long. Au moment ou les épaules sont sorties par contre, j’ai eu un spasme de douleur. Mes jambes se sont littéralement fermées, comme si j’avais une crampe que je ne pouvais pas contrôler. J’écrasais mon bébé pendant que le gynéco, les deux sages femmes et le papa essayaient de toutes leurs forces de rouvrir mes jambes. (Je te rassure, il va très bien aujourd’hui)
  • Quand je l’ai eu sur moi, je l’ai regardé et les premiers mots que j’ai prononcé étaient « on dirait mon père ! » oui oui…

Eden – 21 avril 2014

Pour te donner une idée… 23h contractions. 1h16 bébé sur le ventre. Accouchement super Sonic !

  • Pendant le monitoring j’étais complètement ailleurs à cause de la douleur. Papa en a fait les frais. « Ne me regarde pas quand j’ai mal c’est gênant ! » (il prend son téléphone pour jouer) « Ouais c’est ça, joue seulement pendant que moi je souffre » le pauvre, il en a vu de toutes les couleurs.
  • À un moment pendant le monitoring toujours… « Je dois pèter » (Faut savoir que je ne pètes jamais ! Enfin surtout pas devant quelqu’un et pas devant lui) – « Ben pètes ! » – « Non ! » – « Ploutch » c’était les eaux en fait…
  • Toujours en salle de monitoring, et juste parce que c’est un détail intéressant à savoir pour la suite. ça c’était moi en entendant une femme hurler : « Olala tout ce cinéma ! Avec Ethan j’ai pas sorti un seul bruit, comment ils exagèrent les gens. Jamais de la vie tu m’entendras crier comme ça »
  • Moment d’indignité totale (ça se dit ça? Bref) j’ai dû marcher de la salle de monitoring jusqu’à la salle d’accouchement. Comme un canard. Cul nul. Avec un grand pampers qui rattrapait tout le liquide amniotique tenue par la sage femme qui marchait à coté de moi accroupie. Glamour hein. Autant te dire qu’à ce moment là je n’y pensais pas, le roi aurait pu être derrière moi que je m’en serait battu les ovaires.
  • Arrivés à la salle d’accouchement, le summum. « Madame vous êtes dilatée à 8 on ne peut pas faire la péridurale. Moi : *pleurs* Non ! Je veux plus ! Je veux plus accoucher ! C’est pas possible ! Je veux pas ! » (celle qui parlait de cinéma n’est ce pas)
  • Genre 3 minutes après ça, allongée sur la table d’accouchement j’ai cru que la tête était sortie. Ben c’était pas la tête en fait. Papa a été voir et bon… Je pense qu’il ne pouvait pas y avoir pire.
  • Vient le moment de pousser. Tu vois la dame qui criait et que je critiquais? Ben j’étais 4 x pire. Je ne sais même pas d’ou est sortie cette voix, ces cris, d’habitude personne ne m’entends quand je parles ! J’avais mis du vernis que mes orteils, pour être belle à l’accouchement. Tu vois comme sur Instagram toussa toussa. Du coup entre deux cris j’ai pas trouvé mieux de pousser le papa en disant « retire mes chaussettes ! Aaaaaargh! Retire ! » il m’a demandé pourquoi et la sage femme pareil. Autant te dire qu’elle ne l’a pas laissé faire « madame c’est pas le moment ! » Bon bah, adieu sentiment glamour.
  • Mes premiers mots pour elle ? « Elle sent le saucisson de jambon »

Source image Pixabay

3 commentaires

  • Latmospherique

    Un accouchement c’est beau mais clairement pas glamour!
    C’est surtout après que j’y ai pensé, quand je ne pouvais pas me lever et que je me suis retrouvée avec le bassin sous les fesses, dans mon lit. La libération! Devant le Gynéco, la sage-femme, 1 ou 2 puéricultrices….
    La pudeur, ça devient un truc grotesque…

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